Chaque campagne électorale, qu’elle soit présidentielle, législative, régionale, cantonale ou municipale ou européenne, exhibe et ressasse à l’infini toutes les tares de l’exercice démocratique. Les mêmes mensonges sont resservis avec la même impudeur…
Au lendemain des élections, rien n’a changé. Les exploités sont toujours exploités, les riches restent riches, les guerres perdurent… Le travail salarié, source du système étatique capitaliste, continue de ruiner, lentement mais sûrement, les possibilités de vie humaine sur cette planète.
Bref, l’élection est un exercice vain et tout le monde le sait !
Les élections, un non-choix
Les élections ne sont pas une manière de s’exprimer ni de donner son opinion. Elles sont, par excellence, le moyen de faire fermer leur gueule à ceux qui ont des choses à dire. C’est même l’argument le plus commun de ceux qui veulent que surtout rien ne change. Cette loi a été votée. Ce gouvernement a été élu. Cette injustice est légale, légitime, votée, souveraine. Si vous n’êtes pas content, vous n’avez qu’à voter contre. Aux prochaines élections. Dans deux ans, trois ans, cinq ans. En attendant, il est illégal et illégitime de s’opposer à l’expulsion d’un sans-papiers / la « majorité » est pour qu’il s’en aille. Il est illégal et illégitime d’occuper un logement vide / la « majorité » est pour le respect du droit de la propriété. Il est illégal et illégitime de bloquer une usine, une fac, un moyen de transport / la « majorité » est pour le respect du droit de travailler.
Mais cette majorité qui se serait affirmée dans les élections n’a en réalité jamais eu droit à la parole. On ne lui a pas laissé le choix d’avoir le choix. Chaque citoyen isolé et coupé quotidiennement de tous les choix possibles sur la direction de sa vie s’est vu accorder un dimanche, tous les deux ou trois ans, la possibilité de sélectionner un bout de papier et de le glisser dans une enveloppe : et ce serait ce résultat qui devrait nous interdire de nous révolter et de nous organiser contre l’injustice ? dans l’intervalle entre deux élections, c’est-à-dire tout le temps ou presque
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