tract 1er mai 2026

Se syndiquer est un acte politique : c’est agir, ici et maintenant, pour améliorer nos conditions de vie comme prolétaire (travailleurs/chômeurs/précaires). C’est aussi une revendication politique : se syndiquer, c’est reconnaître sa situation de dominé.e et la refuser.

Se syndiquer, c’est s’inscrire dans un collectif.  C’est encore un acte politique. Le syndicalisme se pratique avec les collègues, c’est-à-dire des personnes que nous n’avons pas choisies, mais avec lesquelles nous subissons la même situation de domination ou de subordination. Nous devons débattre avec elles pour élaborer nos revendications. Le syndicalisme est donc ancré dans la réalité quotidienne. Ce n’est pas un écran de fumée de politicards.

Se syndiquer est la forme d’organisation la plus efficace pour le progrès social. C’est encore un acte politique. C’est toujours la première force attaquée par les pouvoirs politiques (libéraux, autoritaires : même combat). Les femmes, les colonisés, les « personnes racisées » y ont trouvé un espace d’expression, de développement et d’apprentissage de la lutte collective, bien avant que les autorités politiques ne leur reconnaissent ces droits.

Le syndicalisme français a été influencé par les syndicalistes révolutionnaires, dont les anarcho-syndicalistes.
Ils tenaient à le rendre autonome vis-à-vis du parlementarisme ou de tout atermoiement politicien : le prolétariat devait s’organiser à la base par lui-même, et pour lui-même. Notre solidarité est le plus puissant moteur du changement de société.

Notre syndicalisme refuse le parlementarisme. Notre action est sans lien avec cet outil de la bourgeoisie qui lui sert à conserver sa domination. Le syndicalisme se distingue par son refus de prendre les rênes de l’autorité politique.

Le syndicalisme est hautement politique. Depuis le milieu du XIXe siècle, il s’articule autour du conflit central : à qui revient la survaleur ? Pour les syndicalistes, la réponse est tranchée depuis longtemps : elle appartient aux travailleurs, et non aux propriétaires du capital. Notre syndicat va au-delà de cette revendication immédiate : notre objectif est la socialisation des moyens de production. Cela signifie que les moyens de production appartiennent uniquement aux travailleurs

Se syndiquer à la CNT, c’est s’inscrire dans une tradition syndicaliste ouvrière. C’est s’organiser à la base, pratiquer l’action directe pour l’amélioration immédiate de la situation économique et sociale de la classe ouvrière. Mais c’est également travailler à la destruction du système économique et politique actuel, pour le remplacer par un autre fondé sur l’égalité économique et sociale, la solidarité et la liberté.